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A propos de Florès & Komodo

Histoire

Avant que les premiers blancs approchent Florès pour des raisons commerciales, il n’y a pas de traces écrites sur le passé de l’île.
On sait cependant qu’aux populations déjà présentes vinrent s’ajouter d’une part des marins Bugis et Makassars, venus de Sulawesi qui s’installèrent donc au Nord de Florès, et d’autre part les Bima venus de Sumba qui s’installèrent quant à eux à l’Ouest de l’île.

Au XVIe siècle, une expédition portugaise découvrit Florès, que l’on baptisa alors « Cabodas Flores ». La situation géographique de l’île s’avéra être un facteur clé dans leur commerce grandissant, entre la puissante Malaisie (Malacca à l’époque) et le Timor, riche de son bois de santal.
Ils s’y installèrent mais se confrontèrent à de nombreux obstacles jusqu’à l’arrivée des hollandais qui amorça le déclin et provoqua la chute de Malacca un siècle plus tard. Ils laissèrent néanmoins leur empreinte, l’île étant aujourd’hui majoritairement catholique.

Face au potentiel que présentait Florès, les Hollandais décidèrent d’entreprendre l’amélioration des infrastructures et du système éducatif. Au 19e siècle, ils organisèrent plusieurs missions dans le but d’explorer l’île, de mettre un terme au commerce d’esclaves ou encore de « pacifier » le territoire. Ils placèrent ainsi à la tête de chaque administration une personne désignée par leurs soins et entreprirent la fin de la christianisation de l’île. Florès ne sera affranchie de la domination hollandaise qu’à partir de la proclamation d’Indépendance de l’Indonésie, en 1945.

L’île de Komodo a été habitée par des pêcheurs originaires de Sumbawa. En 1980 le site de Komodo incluant l’île de Komodo, Padar, Rinca et d’autres îles alentours a été classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Géographie

Le relief de l’île est relativement accidenté. A l’instar des îles voisines, une myriade de monts et volcans se sont formés, dont une douzaine de volcans encore en activité : le plus haut, le mont Inerie culmine à plus de 2200 mètres d’altitude, mais le plus connu reste sans doute Kelimutu, avec ses trois lacs de cratère aux couleurs bleues, vertes et rouges.
La route transflorésienne permet de traverser l’île sur près de 700 Km, non sans encombres. Les nombreux trous, bosses et glissements de terrains rendent le voyage difficile. Sa superficie d’environ 13 000 km² se répartit sur 350 km de longueur et sa largeur varie du simple au quadruple d’Est en Ouest, environ 15 Km au niveau de Maumere contre 60 au niveau de Ruteng.
Le parc national de Komodo se situe à l’Ouest de Florès et à l’Est de Sumbawa.

Climat

Comme les autres îles de la Sonde, Florès est soumise à la saison des pluies de novembre à mars. On peut cependant la séparer en deux, l’Ouest et le Centre sont les plus touchés par les pluies et donc plus verts. Plus on se dirige vers l’Est, plus le climat devient sec et aride. Côté température, elles oscillent entre 28 et 32° toute l’année en journée et descendent à 20° la nuit.
Komodo fait partie des zones les plus sèches d’Indonésie. Les températures grimpent jusqu’à 40° de mai à octobre.

Population

A l’image de l’Indonésie, Florès abrite de nombreuses entités de cultures et de populations différentes. Il en est cinq majeures : les Manggarai, les Ngada, les Ende, les Sika et les Lamaholot.
Chaque groupe possède son propre dialecte appartenant au groupe austronésien (groupe linguistique regroupant Madagascar, la Malaisie, l’Indonésie, les Philippines, Taiwan, la Micronésie, la Polynésie...).Bien que cela ne soit pas le cas seulement à Florès, il n’est pas rare de rencontrer aujourd’hui encore quelques anciens ne parlant pas le bahasa indonesia, la langue officielle d’Indonésie.
Pour l’anecdote, en 2003 a été découvert un squelette d’une espèce nouvelle, une version naine de l’homo erectus : L’Homo floresiensis. Appelé maintenant homme de Florès il n’aurait pas dépassé 1m de haut.

Religion

A leur arrivée sur l’île, les Portugais se sont donnés pour mission de convertir la population au catholicisme. Florès est aujourd’hui une île majoritairement catholique : 85% de la population est baptisée, chaque village compte sa propre église et le prêtre joue un rôle majeur dans la vie quotidienne des habitants.

Les rites restent néanmoins teintés d’animisme, à l’instar de l’islam de Lombok. Ils pratiquent par exemple le sacrifice d’animaux. Une croyance selon laquelle il faut entretenir les contraires pour garder un équilibre (jeune/vieux, mer/montagne).On trouve néanmoins des musulmans, majoritairement groupés sur les côtes, ayant été convertis par les commerçants venus de Sulawesi et Sumbawa, notamment autour de Ende. Ceux-ci font généralement partie de communautés de pêcheurs.

Fêtes & Festival

Sagi (la date varie selon les villages)
Ce festival est un combat traditionnel de boxe dont la date change en fonction de l’endroit où il a lieu. Les combattants sont équipés d’armes artisanales. Plus le sang coule, plus la récolte sera bonne. Les règles diffèrent elles aussi d’un village à l’autre.
Mais heureusement, pour ne garder aucune rancœur, les combattants se serrent dans les bras après chaque combat !

Pâques à Larantuka
Ancien fief portugais, des catholiques du monde entier se rendent à Larantuka chaque année pour célébrer Pâques dans une ambiance pieuse et chaleureuse. Au terme de la semaine sainte, la célébration de Pâques commence alors par une procession durant laquelle les habitants portent une statue de Jésus et une statue de la vierge Marie, héritage de la présence portugaise sur l’île. Deux processions démarrent de chaque chapelle jusqu’à ce que leurs chemins se croisent et ne fassent plus qu’une seule et même foule.

Chasse à la baleine, au village de Lamalera (de mai à octobre)
A cette époque, les habitants de ce village se lancent dans ce qu’on appelle la « chasse à la baleine », qui consiste en fait à pêcher n’importe quel poisson, baleine, dauphin ou autres espèces sous-marines comestibles, afin de pouvoir nourrir leurs familles. Quelques voyageurs s’y étant aventurés gardent un souvenir assez marquant de cette expérience. Les premiers récits retrouvés à ce sujet datent du 16e, à l’époque où les portugais se trouvaient à Florès.

Penti, région des Manggarai (aux environs de novembre)
Penti est un festival qui succède à une saison de récolte et en célèbre une nouvelle. C’est à cette occasion que l’on peut observer le Caci, une tradition de combat au fouet, le combattant d’un village affrontant celui d’un village voisin. Le sang versé fait office de sacrifice et d’offrandes à Dieu.

Reba, région de Ngada (de fin décembre à début février)
Cette célébration est un hommage à Dieu et aux ancêtres à l’occasion de la fin d’année. Le village le plus important de la région Ngada, Bena, célèbre cette fête fin décembre alors que d’autres villages attendent janvier, parfois même février. La célébration se déroule en plusieurs étapes entre collectes d’offrandes, danses et rencontres diverses.

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