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A propos des Maldives

Climat

Climat

Le climat des Maldives, situées juste au-dessus de l’équateur, est de type tropical, chaud et humide, influencé par les moussons. Selon leur direction, elles divisent l’année en deux saisons. La mousson du sud-ouest de mai à novembre donne des pluies régulières, leur pic se situant en mai et novembre. Quand il pleut aux Maldives, c’est l’océan Indien qui s’abat sur vous.. Mais en quelques minutes le soleil est de retour comme s’il ne s’était rien passé. Grâce à ses récifs coralliens, l’archipel est protégé des moussons dévastatrices. Pendant la mousson du nord-est de décembre à avril, les vents sont secs et doux et le soleil radieux.

Les températures sont constantes avec une moyenne de 30° le jour et 23° la nuit, l’ensoleillement est quasi-permanent avec 2500 heures annuelles. La température à 28° des eaux turquoise et transparentes des lagons favorise la présence d’une faune et d’une flore sous-marines exceptionnelles.

Changement climatique : préoccupation majeure de l’Etat maldivien Les îles Maldives sont l’un des pays les plus bas en altitude au monde et de ce fait particulièrement vulnérables aux changements climatiques et aux variations du niveau de l’océan. L’Etat maldivien a depuis longtemps anticipé le fait qu’une partie de son archipel pourrait être englouti en lançant en 1997 la création d’une île artificielle à 2 m au-dessus du niveau de l’eau. Hulhumalé, près de Malé, la capitale, pourrait dans les années 2020 accueillir 50 000 habitants. La préoccupation de l’Etat maldivien est telle qu’une partie des revenus de l’industrie touristique alimente un fond souverain destiné à financer l’acquisition éventuelle d’un nouveau territoire en Inde, au Sri Lanka et en Australie.

En octobre 2009, le gouvernement maldivien a défrayé la chronique en tenant sous l’eau un simulacre de conseil des ministres pour attirer l’attention de la communauté internationale. Le président Nasheed a signé, en tenue de plongée, un document appelant tous les pays à stopper les émissions de dioxyde de carbone. Une mise en scène percutante visant à faire prendre conscience que les Maldives pourraient devenir à court terme la première république sous-marine au monde.

Des infrastructures touristiques sous-marines existent déjà : night-club, restaurant et suite.. Préfigurent-elles du devenir des îles Maldives ?

Histoire

A l’origine, les îles Maldives auraient été peuplées de populations bouddhistes en provenance du Sud de l’Inde et du Sri Lanka. Les Maldiviens, réputés excellents marins auraient sillonné l’océan Indien et se seraient approvisionnés en bois de Santal à Madagascar et en coco de mer aux Seychelles. Très actif dans les échanges commerciaux qu’il entretenait avec l’Inde, Ceylan, la Malaisie, les Emirats arabes, les Ottomans et les Perses, l’archipel a longtemps joué le rôle d’une « banque centrale » avec sa « monnaie coquillage », les « cauris » (Cypraea moneta) utilisés comme monnaie d’échange. Ce commerce aurait duré près de 7 siècles et jusqu’au début du XXème siècle, le cauri était convertible en or, 650 cauris pour 1 gr. Du VIIIe au XIIIe siècle, la domination du commerce arabe favorise l’ancrage de musulmans aux Maldives. En 1153, La conversion à l’Islam marque un tournant de l’histoire de l’archipel, désormais régi par des sultanats.

Après être tombées sous la houlette des Portugais au XVe, puis des Hollandais au XVIIe, les îles Maldives deviennent un protectorat britannique en 1887 (dépendant de la colonie de Ceylan). En 1932, la première constitution démocratique est adoptée. Le pays est toujours régi par un sultanat mais le tenant du titre ne l’acquière plus héréditairement. En 1953, la République est proclamée et le sultanat est aboli avant d’être restauré la même année. En 1965, l’Etat maldivien accède à l’indépendance politique et en 1968, le sultanat est à nouveau aboli par voie référendaire et la République actuelle, créée. Les Iles Maldiviennes deviennent alors « République des Maldives ». Avec la nouvelle constitution de 1997, l’Islam sunnite est élevé au rang de religion d’Etat. En 2005, les partis politiques sont autorisés.

Il faudra attendre 2008 et la ratification d’une septième constitution pour que le président Mohamed Nasheed soit élu démocratiquement, succédant à Maumoon Abdul Gayoom qui fût à la tête de l’Etat Maldivien pendant 30 ans. Le 7 février 2012, le président Nasheed est contraint de démissionner et le vice-président Waheed lui succède. Jusqu’aux élections du 17 novembre 2013 qui conduisirent Abdulla Yameen Abdul Gayoom, demi-frère de l’ancien président du même nom, à la tête de l’Etat.

Gastronomie

La gastronomie maldivienne traditionnelle est le fruit d’influences africaine, asiatique et européenne. Le riz et le poisson frais ou séché en constituent la base. Le poisson, particulièrement la bonite, petit thon à chair rouge, est l’ingrédient principal de la cuisine locale que les Maldiviens consomment du petit-déjeuner au dîner. Si vous souhaitez commencer la journée à la Maldivienne, commandez un « mas huni ». Il s’agit d’un savoureux mélange de thon émietté, d’oignons et de noix de coco râpée, de piment, assaisonné de citron vert et de lait de coco qui se consomme froid avec du pain sans levain, le rosji . Le poisson frais peut être servi cru, grillé, frit, préparé en soupe ou en curry. Le poisson séché, dur comme de la pierre, se consomme râpé, accommodé avec du piment et de la noix de coco (hikimas). Le poulet est servi pour les occasions exceptionnelles et la viande rouge est rarissime en dehors des îles-hôtels.

Laissez-vous tenter par les Hedkkaa, l’équivalent de nos tapas ! Il s’agit de croquettes ou de chaussons fourrés au thon, au gingembre, à la noix de coco aromatisés à la citronnelle. Si vous êtes amateur de soupe, goûtez la Garudiya, soupe de poisson et de riz au citron, oignon et piment. A moins que vous ne préfériez vous laisser tenter par un Mas Bajy, riz au thon mijoté avec du lait de coco, des feuilles de curry et une multitude d’épices (cardamone, clou de girofle, cannelle, curcuma...).

Pour faciliter la digestion de cette cuisine très épicée, suivez la tradition maldivienne et essayez le digestif local ! Il s’agit d’une noix d’arec découpée en lamelles insérée dans une feuille d’aréquier avec des clous de girofle et de la pâte de citron vert !

A l’exception des bananes et les fruits de l’arbre à pain qui poussent aux Maldives, tous les fruits sont importés, essentiellement du Sri Lanka. Le « Saï », thé au lait très sucré est sans aucun doute la boisson la plus usuelle avec le Kurumba, eau de noix de coco encore verte, très rafraichissante. Vous pouvez essayer la boisson nationale, le « Raa », jus de palme sucré si toutefois son odeur ne vous rebute pas ! Les Maldiviens apprécient également le lait aromatisé à la rose ou à l’orange et la bière sans alcool. Et si le cœur vous en dit, goûtez le seul coca-cola au monde fabriqué avec de l’eau salée !

L’alcool est formellement interdit partout sauf dans les îles-hôtel, les bateaux de croisière et le bar de l’aéroport.

Population

Les îles Maldives comptent environ 338 000 habitants et 75 000 expatriés. Dans l’île-capitale, Malé, vivent 120 000 Maldiviens, soit un tiers de la population réuni sur 2 km2. Composée de trois groupes ethniques principaux, Cinghalais, Arabes et Indiens du Sud, la population de l’archipel est jeune. 21,5% sont âgés de moins de 14 ans et 74,4%, de 15 à 64 ans. L’espérance de vie est passée de 44 ans en 1970 à plus de 77 ans en 2012. Le taux d’alphabétisation est de 98,4 % en 2012.

Mode de vie
Avec le concept d’îles-hôtel, La population locale est soigneusement tenue à l’écart du petit million de touristes occidentaux annuels (931 000 en 2013), leurs us et coutumes étant aux antipodes de ce que prône l’Islam. Le mode de vie des Maldiviens des atolls n’a rien de commun avec celui des citadins de Malé. Dans les îles, les femmes souvent à la tête d’une famille nombreuse, s’occupent de leur foyer tout en pratiquant parfois une petite activité de maraichage, de séchage de poisson ou d’artisanat. Les hommes pêchent, travaillent dans les îles-hôtels ou dans les transports maritimes. Aller à la mosquée constitue la principale activité religieuse, sociale et culturelle.
La vie à Malé, capitale politique et économique du pays et à ce titre, pourvoyeuse d’emplois, est sans doute plus aisée et confortable même si l’espace fait cruellement défaut dans cette île surpeuplée.

Langue maldivienne
La nouvelle constitution de 2008 a proclamé le Divehi comme langue nationale des Maldives. Cette langue indo-iranienne s’apparente au Cinghalais parlé au Sri Lanka. La langue maldivienne s’écrit de droite à gauche avec un alphabet particulier, le Thaana qui résulte d’une fusion entre les alphabets arabe et télougou (langue dravidienne de l’Inde) qui compte 38 lettres. Si le Divehi est la langue d’usage public, l’anglais est la langue de communication avec l’extérieur. Du reste, la radio des Maldives « La Voix des Maldives » diffuse dans les deux langues.

Fêtes & Festivals

Dans la République des Maldives, la programmation de la plupart des fêtes et jours fériés dépend du calendrier lunaire islamique.

Fête nationale : 2 janvier 2014. Cette fête commémore la victoire de Mohammed Thakurufaaru sur les Portugais en 1578.
Ramadan ou « Rorda mas » : du 28 juin au 28 juillet 2014.
Eid al-Fitr : du 28 au 29 juillet 2014. Cette fête célèbre la fin du Ramadan et donne lieu à trois jours de grandes festivités. Son coup d’envoi est donné par une salve de canon tirée depuis Malé.
Hajj Day : 3 octobre 2014. Départ des pèlerins à La Mecque. Aïd el-Kebir ou Eid al-Adha ou Tabaski : 4 octobre 2014. La « fête du sacrifice » a lieu 66 jours après la fin du Ramadan.
Jour de la Victoire : 24 octobre 2014. Un défilé militaire commémore l’échec de la tentative de coup d’Etat de 1988.

Jours fériés à date fixe :
Nouvel an : 1er janvier
Jour de l’Indépendance : 26 juillet, fin du protectorat britannique en 1965.
Jour de la République : 11 novembre, naissance de la seconde République en 1968.
Jour de la Pêche : 10 décembre Si un jour férié coïncide avec un vendredi ou un samedi, la journée du lendemain est déclarée fériée. Dans les îles-hôtels, le service est assuré normalement pendant les jours fériés.

Géographie

Géographie

L’archipel des Maldives est situé dans l’océan Indien, à 450 km au sud-ouest de l’Inde et à 750 km de la côte occidentale du Sri Lanka. Ce pays insolite, d’une superficie totale de 300 km2, émietté puisqu’exclusivement insulaire, est composé de 1200 îles coralliennes dispersées sur 99000 km2 d’océan. Cette myriade d’îles et d’îlots (de 0,031 km2 à 5,17 km2) forment un « collier de perles » essaimées sur une bande nord-sud de 800 km de long et de 130 km de large. Seules 200 sont habitées et 80 sont réservées aux touristes. Le nombre d’îles fluctue en fonction des marées, certaines disparaissant à marée haute. Elles sont regroupées en 26 atolls. Les « atolu », en Divehi, la langue maldivienne, sont des récifs de corail annulaires qui enferment un lagon relié à l’océan par une ou plusieurs passes.

Les îles Maldives comptent parmi les territoires les plus bas du monde, leur point culminant se situant sur l’île de Wilingili à 2,40 m au-dessus du niveau de la mer. Et pourtant, elles sont contradictoirement situées sur les crêtes d’anciennes chaines de volcans qui relient l’archipel des Laquedives en Inde à celui de Chagos au sud des Maldives.

En 1998, les Maldives ont subi de plein fouet le passage du courant chaud El Nino qui a provoqué une catastrophe écologique sans précédent. Pendant 3 semaines, la température de l’eau à 34°, soit 6° de plus que la normale, a stressé les coraux dont 95% ont péri.

Le tsunami du 26 décembre 2004 a révélé la fragilité des îles dont beaucoup furent submergées pendant des heures. Une dizaine d’îles a été définitivement évacuée et déclarée impropre à l’habitation humaine. Le réchauffement climatique et l’élévation du niveau des eaux constituent une réelle menace pour l’archipel qui pourrait partiellement ou totalement être submergé avant la fin du siècle.

Religion

La constitution de 1997 définit la République des Maldives comme un état islamique où la religion musulmane joue un rôle fondamental puisqu’elle est religion d’Etat. L’Islam sunnite est assurément la clef de voûte de l’identité nationale et officiellement la religion de 100% de la population maldivienne. Aucune autre religion n’est autorisée.

D’abord bouddhistes, les habitants des Maldives ont été convertis à l’Islam, sans doute au XIIe siècle après qu’il eut été introduit dans l’archipel en 1153 à la faveur des pérégrinations des commerçants arabes.

Les Maldiviens se doivent de respecter les cinq piliers de l’Islam : les cinq prières quotidiennes, le jeûne pendant le ramadan, participer si possible au pèlerinage de La Mecque, pratiquer l’aumône…

La consommation de porc et d’alcool est prohibée et tout manquement à la règle expose à des sanctions.

Les femmes se promènent tête nue le plus souvent même si le port du voile a tendance à s’intensifier pour marquer l’attachement à l’Islam. Elles circulent librement et les citadines de Malé peuvent fréquentent les salles de sport et les salons de beauté.

Les lieux de culte sont généralement simples et dépouillés. A l’instar de la Grande mosquée du Vendredi, inaugurée à Malé en 1984, qui, bien que sobrement décorée, est la plus impressionnante mosquée du pays dont le dôme doré est devenu l’emblème de la capitale. La plus ancienne, Hukuru Misküy, date de 1656. Construite en pierre de corail, elle renferme de belles laques et des bois sculptés, dont un panneau du XIIIème siècle qui commémore l’introduction de l’Islam dans l’archipel.

Malgré la prééminence de l’Islam, les croyances ancestrales perdurent. Dans les îles, les villageois continuent à redouter les esprits maléfiques, les Djinns, qui viennent de la terre, du ciel ou de l’eau. Ils font alors appel au « hakim », sorte de prêtre-guérisseur pour lever les mauvais sorts, les aider à trouver l’amour ou favoriser de fructueux retours de pêche.

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