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Histoire de l’Indonésie

Avec sa multitude de langues, d’ethnies et de religions, l’histoire de l’Indonésie relève de l’épopée. Le mot Indonésie en lui-même n’a commencé à émerger que dans les années 20 et ce n’est qu’en 1949 que l’Indonésie a été reconnue comme une nation indépendante. De l’homme de Java, premier squelette trouvé en dehors de l’Afrique, à l’Indonésie d’aujourd’hui, le pays a vu se succéder royaumes et guerres, influences extérieures et colonisation et dictature et démocratie. Remontez le temps avec nous, de la Préhistoire à la République d’Indonésie.

Préhistoire : de l’homme de Java à la culture Dong Son

Si le squelette de l’homme de Java retrouvé dans la région de Solo datait de plus d’un million d’années, le vrai peuplement de l’Indonésie débuta sans doute 50 000 ans avant J.-C. Bornéo, Sumatra, Java et Bali étaient alors rattachés au continent asiatique, le niveau de la mer étant plus bas qu’aujourd’hui. L’Indonésie connaît alors une première vague de migration des populations négroïdes et australoïdes qui n’eurent qu’à franchir les bras de mer. Entre 3000 et 500 av.J-C. a lieu la seconde vague de migration, celle des austronésiens, partant de Taiwan et allant jusqu’aux Philippine et qui marque la sédentarisation des populations. Les traces de la première civilisation remontent à 1000 ans avant JC avec la culture Dong Son originaire du Vietnam et du Nord de la Chine. Avec elle se développe entre autres le travail du bronze, un artisanat local à Java et Bali et quelques rituels.

Commerce et influence indienne en Indonésie

Ce sont entre autre les épices de l’Indonésie et les rapports commerçants qui consolidèrent la présence de la culture indienne et virent l’implantation de l’hindouisme et du bouddhisme dans l’archipel. Les temples de Borobudur, bouddhique, et de Prambanan, hindouiste, en sont les plus belles représentations. C’est sous le royaume de Gupta aux 4 et 5 siècles que l’on retrouve les premiers écrits en sanskrit, langue des intellectuels et religieux indiens.

L’ère des royaumes hindous et bouddhistes

Au 7ème siècle apparait à Sumatra le royaume hindouiste de Srivijaya, grand commerçant maritime dont la réputation n’est plus à faire dans toute l’Asie du Sud-Est et qui contrôlait le détroit de Malacca entre Sumatra et la Malaisie mais aussi l’Ouest de Java. Des rivalités naissent avec le Centre de Java et son royaume de Mataram. Deux dynasties se succèdent sur le trône celle hindoue des Sanjaya à qui l’on doit le temple de Prambanan et la dynastie bouddhiste des Sailendra sous laquelle fut édifié le temple de Borobudur. Bali, forte de l’influence de sa voisine Java, ressent également l’influence indienne et l’animisme d’antan s’estompe au profit des religions indiennes. Erlangga fut même le premier roi de Java d’origine balinaise. Se succèdent alors les royaumes de Kediri, Singasari et Majapahit.

L’islamisation de l’Indonésie

L’Islam s’est introduite tôt, probablement au 9ème siècle et marque l’histoire de l’Indonésie. La religion se répand au fil des routes du commerce au 15ème et 16ème siècle sous l’influence des dirigeants Indonésiens désormais musulmans. C’est avec la fin de l’empire Majapahit que Bali connait un exode culturel sans précédent dans l’histoire de Bali. Les religieux, nobles et intellectuels de Java, effrayés par la venue de l’islam dans leur royaume se réfugient à Bali. Dès lors Bali restera hindoue et résistera à la vague d’islamisation qui gagne progressivement le reste de l’archipel.

Le commerce d’épices : de la Compagnie des Indes Orientales aux Indes Néerlandaises

C’est avec l’arrivée des vaisseaux marchands portugais que débute le commerce d’épices entre l’Europe et l’Indonésie. Les Moluques, les fameuses îles aux épices, voient l’installation du premier comptoir colonial par les Portugais, très vite convoité par les Espagnols, les Anglais et les Hollandais. Ce sont finalement les Hollandais qui emportent la mise avec la naissance en 1602 de la Compagnie hollandaise des Indes orientales (VOC) qui exerce le contrôle du commerce d’épices en Indonésie bien souvent au détriment des populations locales massacrées ou réduites en esclavage. La compagnie rase l’ancienne ville de Jayakarta, l’actuelle Jakarta et construit une nouvelle ville sur le modèle d’Amsterdam : Batavia. Ils gardent la mainmise sur les territoires de l’Indonésie alors divisés en petits royaumes incapables de s’unir contre l’oppression coloniale. La Compagnie Hollandaise des Indes Orientales fait faillite en 1800. Après quelques guerres de pouvoir qui voient se succéder les français puis les anglais à la tête de Batavia, la Hollande crée les Indes Néerlandaises.
Les Hollandais occupent alors l’Indonésie jusqu’au milieu du XXème siècle et développent les cultures d’épices, de poivre, de quinquina (dont l’écorce est utilisée pour produire la quinine), de caoutchouc, de noix de coco, de thé, de sucre, de café et d’huile grâce auxquelles ils s’enrichissent.

Indépendance

Au début du 20ème, les intellectuels indonésiens commencent à se rebeller et l’histoire de l’Indonésie est en marche. Le parti nationaliste indonésien de Sukarno est créé en 1927. Comprenant la menace, les Hollandais l’emprisonnent rapidement. C’est après la Seconde Guerre Mondiale, pendant laquelle les Japonais occupent l’Indonésie, dans un climat en Europe allant vers la décolonisation, que les Hollandais consentent à rendre leur liberté de choix aux Indonésiens. L’indépendance de l’Indonésie, proclamée le 17 août 1945, est seulement reconnue le 27 Décembre 1949. La diversité culturelle et sociale, l’absence d’éducation uniformisée, et le manque total d’organisation font sombrer le nouvel Etat Indépendant d’Indonésie dans un chaos total.

Les dictateurs : Sukarno et Suharto

Il faut attendre 1955 pour voir se dérouler les premières élections en Indonésie. Sukarno, Marxiste, croyant, anti-impérialiste et grand orateur, est élu. De 1955 à 1967, il reste à la barre d’un pays qui n’arrive pas à s’organiser. Communiste, l’Indonésie ne recevait alors d’aides que des Soviétiques et des Chinois. Le non-succès de Sukarno dans le développement du pays, la corruption grandissante et le coup d’Etat controversé et raté de 1965, ont raison du dictateur qui se retire en 1967. Le Général Suharto reprend les commandes en tant que Président intérimaire avant d’être élu officiellement Président de l’Indonésie par le Congrès en 1968. Favoritisme, corruption et népotisme seront les maitres mots du capitalisme autoritaire de Suharto. Il ouvre l’Indonésie aux capitaux étrangers sans retenue et investit dans des projets irréalisables telle que la fabrication de la voiture nationale : la Timor, ou de l’avion national. En 1997, en pleine crise asiatique, l’Indonésie connait une année noire alors que des feux de forêt détruisent des milliers d’hectares. Le gouvernement ne peut maitriser la situation, épuisé par les dépenses faramineuses du projet raté de la Timor. Le chômage augmente, les investisseurs étrangers se retirent, la monnaie chute, l’inflation galope, et les étudiants se rebellent. Suharto, fortement critiqué sur le plan national et international, démissionne du pouvoir en 1998.

La République d’Indonésie

Les premières élections démocratiques depuis 1955 sont organisées en septembre 1999. En 2004 ont lieu les premières élections présidentielles à suffrage direct à deux tours. Le pays retrouve alors une stabilité économique. Aujourd’hui, l’Indonésie est la troisième démocratie la plus peuplée au monde et le plus grand Etat musulman en matière de population.

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