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Assister à un spectacle de kabuki est bien plus qu’une simple sortie culturelle : c’est une immersion dans l’âme du Japon, entre art vivant, mémoire historique et émotions universelles.
Le kabuki est un art théâtral japonais né au début du XVIIᵉ siècle, durant l’époque d’Edo (1603-1868), mêlant danse, musique et jeu dramatique. Rapidement, le kabuki séduit le peuple par son côté spectaculaire et accessible, à l’opposé des arts réservés à l’élite tel que le Nô. S’il fut créer par une prétresse du sanctuaire d’Izumo, il fut par la suite jugé trop subversif, ce qui conduit à l’exclusion des femmes de la scène et à l’émergence des onnagata, acteurs masculins spécialisés dans les rôles féminins. Au fil des siècles, le kabuki s’est codifié tout en conservant son énergie visuelle, devenant aujourd’hui l’un des piliers du théâtre traditionnel japonais, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Dès mon arrivée au théâtre Kabuki-za au coeur de Ginza, j’ai été accompagné jusqu’à mon siège, une attention qui met immédiatement dans l’ambiance et rend l’expérience fluide, même pour un premier kabuki. On m’a remis une tablette avec le sous-titrage instantané en anglais, un vrai plus pour suivre l’intrigue sans jamais décrocher, tout en restant pleinement immergé dans le spectacle.
Une pièce de kabuki dure généralement près de quatre heures, réparties en trois ou quatre actes d’environ une à deux heures chacun. N’ayant jamais assisté à ce type de spectacle et l’appréhendant un peu, j’ai fait le choix de ne voir qu’un seul acte, d’environ 1h30. Et le temps a filé sans que je m’en rende compte.
J’ai ri, j’ai été ému, je me suis émerveillé devant la richesse du jeu et surtout devant l‘ingénuosité des changements de décors spectaculaires. Le kabuki est aussi une fenêtre sur le passé : il permet d’entrevoir à quoi pouvait ressembler la vie des Japonais il y a près de 400 ans. Même si les histoires sont romancées et théâtralisées, elles restent profondément ancrées dans le quotidien de l’époque.
Une expérience immersive, intense et étonnamment accessible, qui donne envie d’en voir bien plus.
Mon ressenti est très positif, mais aussi nuancé. Le kabuki est parfait pour les personnes qui aiment le théâtre, les récits forts et la mise en scène spectaculaire. C’est aussi une formidable porte d’entrée pour découvrir les contes japonais et mieux comprendre ce qu’était la vie au Japon autrefois, à travers des histoires inspirées du quotidien, de la morale et des croyances de l’époque. En revanche, il faut le savoir avant de se lancer : une pièce complète peut être longue, surtout pour une première expérience.
En revanche, il faut le savoir avant de se lancer : une pièce complète peut être longue, surtout pour une première expérience. Pour cette raison, je déconseille par exemple de venir en famille avec de jeunes enfants, ou aux personnes ne lisant pas l’anglais. Sans le sous-titrage, et malgré le talent remarquable des acteurs, il peut être difficile de comprendre l’intrigue, de suivre le rythme et de s’immerger pleinement dans la pièce.
Pour ceux qui souhaite tenter l’expérience, voici quelques règles connaitre avant d’assister à une représentation :
Accessible même aux néophytes grâce aux sous-titrages, le kabuki se savoure pleinement en prenant son temps, acte par acte. Une expérience forte, à la fois exigeante et profondément enrichissante, qui marque durablement un voyage au Japon et laisse une envie sincère d’y retourner.