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Tokyo, avec ses 14 millions d’habitants, compte parmi les métropoles les plus vastes et les plus peuplées au monde. Même après deux ans à y vivre, entre ruelles discrètes et boulevards vertigineux, il m’arrive encore de m’y perdre. Alors pour un premier voyage, je comprends aisément que la ville puisse sembler déroutante, presque intimidante. Mais c’est aussi dans ce léger vertige que Tokyo révèle tout son charme.
En 3 jours à Tokyo, l’objectif n’est donc pas de tout cocher sur une liste, mais de ressentir le rythme de la ville. Pour les nouveaux voyageurs comme pour les connaisseurs, j’ai imaginé ce guide comme une déambulation tranquille, pensée pour découvrir l’essentiel sans courir, prendre le temps de regarder, et repartir avec cette agréable sensation d’avoir contempler toutes les facettes de Tokyo.

Asakusa, l’un des quartiers les plus anciens de la ville. En franchissant la porte Kaminarimon puis en remontant l’allée menant au temple Senso-ji, je me laisse toujours happer par une atmosphère à la fois populaire, spirituelle et hors du temps. Au bout du chemin, l’immense temple trône au cœur de la place, prenez le temps de vous arrêter à un stand pour tirer votre omikuji, de vous purifier dans la fumée d’encens, puis de gravir les marches pour une prière. Ici, Tokyo dévoile déjà un de ces aspects les plus anciens.
N’hésitez pas à déambuler dans les rues alentours, et si le coeurs vous en dit de pousser jusqu’au sanctuaire Imado. Ce lieu, célèbre pour ses maneki-neko – des petits chats porte-bonheur –, offre une atmosphère paisible et colorée, loin de l’agitation du centre d’Asakusa.
En fin d’après-midi, j’aime flâner le long de la rivière Sumida en direction de la Tokyo Skytree, tout particulièrement au printemps lorsque les cerisiers bordent les berges. Arrivé au sommet, savourer un thé face au coucher de soleil qui offre à Tokyo ses derniers rayons dorés est un moment presque irréel. Certains jours, la silhouette lointaine du Mont Fuji se dessine à l’horizon.

Changement radical de décor pour ce deuxième jour, cap sur le Tokyo contemporain. Direction Shibuya, incarnation parfaite de l’énergie urbaine japonaise. Son carrefour mythique, traversé par des flots humains parfaitement synchronisés sous les écrans géants, donne immédiatement le tempo de la ville. Pour prendre de la hauteur, le Shibuya Scramble Square offre une vue spectaculaire sur ce ballet urbain. En alternative plus accessible, le Sky Lobby de Shibuya Hikarie (11ᵉ étage) permet d’observer le quartier sous un autre angle (et gratuit), tout aussi fascinant.
À seulement 15 minutes à pied, on rejoint le sanctuaire Meiji-jingu. C’est l’un de mes lieux préférés à Tokyo. En plein cœur de la ville, il suffit de s’écarter légèrement du chemin principal pour se perdre dans la forêt, écouter le bruissement des arbres et oublier, l’espace d’un instant, l’agitation urbaine. Après une prière au sanctuaire, le contraste est total en rejoignant Takeshita-dori. Son ambiance très particulière ne plaira pas à tout le monde, mais cette ruelle animée reste un passage incontournable pour goûter à la street food la plus insolite de Tokyo. Mon péché mignon ? Les crêpes japonaises, généreusement garnies de fruits, de gâteau et de glace.
En descendant, j’aime ensuite flâner dans les ruelles d’Omotesando, où se cachent de nombreuses boutiques de créateurs aux styles variés. Sur l’avenue principale, les grandes maisons de luxe s’alignent dans un décor architectural contemporaine, offrant une nouvelle facette, plus élégante, du Tokyo moderne.
L’après-midi, direction Shinjuku, quartier de la démesure par excellence. Depuis un observatoire, la ville s’étend à perte de vue, offrant une lecture saisissante de l’immensité tokyoïte. Une fois redescendu, j’aime me perdre dans les ruelles étroites de Golden Gai ou d’Omoide Yokocho, où les minuscules bars et échoppes racontent un Tokyo vivant et résolument nocturne, parfait pour le diner.

Pour cette dernière matinée, je vous propose de parcourir un Tokyo plus intime. Commencez votre découverte de Ueno, où les célèbres pandas, véritables mascottes du quartier, attirent le regard des petits comme des grands. J’aime particulièrement me promener dans le parc, et lorsque la saison le permet, visiter Shinobazu no Ike Bentendo, niché au milieu des lotus. Le contraste saisissant entre ce temple paisible et les buildings modernes qui l’entourent illustre à merveille l’adage : Tokyo, ville entre tradition et modernité.
À Yanaka, quartier épargné par les bombardements, je retrouve une atmosphère paisible et délicatement nostalgique. Je flâne entre les cafés indépendants, les ateliers d’artisans et les ruelles tranquilles, avec l’impression que le temps s’y écoule plus lentement. Je prends toujours un moment pour traverser le cimetière de Yanaka, me recueillir devant la tombe de Tokugawa Yoshinobu, le dernier shogun du Japon. Une parenthèse silencieuse et chargée d’histoire, idéale pour conclure mon séjour à Tokyo en douceur.
Selon mes envies, je termine la journée à Akihabara ou à Ginza, deux ambiances, deux Tokyo.
Quand l’appel de la pop culture et de l’électronique se fait sentir, aucune hésitation, je pars à l’assaut d’Akihabara. Véritable temple pour les amateurs comme pour les passionnés, le quartier est une immersion totale. J’aime particulièrement faire un détour par le musée de l’origami. Avec un peu de chance, j’y observe un maître à l’œuvre ou j’assiste à la fabrication du papier, un moment aussi délicat que fascinant. Plus au sud, je m’arrête souvent au sanctuaire Kanda-myojin. Le week-end, il n’est pas rare d’y croiser un mariage shintoïste, ajoutant une touche solennelle à l’expérience. Puis je replonge dans l’univers manga en traversant le pont aperçu dans le film Suzume, clin d’œil cinématographique que j’adore.
Lorsque l’envie de flâner et de faire du shopping me prend, je choisis Ginza. La grande avenue est certes dominée par les maisons de luxe, mais c’est dans les ruelles adjacentes que je déniche mes plus belles surprises. Grande amatrice de papeterie, je fais toujours une halte chez Itoya et Kyukyodo. Au printemps ou à l’automne, après quelques boutiques, j’aime m’échapper vers le parc Hibiya tout proche pour admirer le coucher de soleil. Et parfois, en passant devant le Kabuki-za, je tente ma chance pour obtenir une place le jour même pour un acte de kabuki. Quand je m’organise mieux, je réserve la veille, et la journée se termine alors sur une note culturelle inoubliable.
J’en ai parlé dans un autre article pour vous aider à savoir où dormir au Japon, le choix de l’hébergement influence profondément l’expérience au Japon. Cette fois je vous propose un bref aperçu de mes quartiers préférés pour dormir à Tokyo.
C’est personnellement mon quartier préféré, surtout pour les familles. Il est vivant sans être bruyant la nuit, et trouve selon moi l’équilibre parfait entre une vie nocturne suffisamment animée pour avoir de bons restaurants à proximité, et le calme nécessaire pour vraiment se reposer. Le quartier est en plus très bien desservi, avec plusieurs lignes de train et de bus, ce qui facilite largement les déplacements au quotidien.
En revanche, il faut être honnête, il n’est pas idéalement centré. Rejoindre Shibuya ou Shinjuku demande un peu de temps, un compromis à accepter si l’on privilégie la tranquillité plutôt que l’hyperactivité des grands quartiers tokyoïtes.
Ueno est, selon moi, un très bon choix pour ceux qui recherchent avant tout le calme, sans pour autant s’éloigner des grands axes de Tokyo. Le quartier est agréable, posé, et parfaitement adapté aux voyageurs qui aiment commencer et terminer leurs journées dans une atmosphère plus tranquille. Il est aussi très bien desservi, notamment grâce à la ligne Yamanote, ce qui permet de rejoindre facilement les principaux quartiers de la capitale.
En revanche, l’offre d’hébergements y est plus limitée que dans d’autres zones, et la vie nocturne reste discrète. Ueno conviendra donc davantage à ceux qui privilégient le repos et la praticité des transports, plutôt qu’une ambiance animée en soirée.
Shibuya et Shinjuku sont, selon moi, parfaits pour vivre Tokyo à plein régime. On y ressent vraiment le rythme local, avec une vie nocturne intense et un choix immense de restaurants à toute heure. Tout est à portée de main, animé, énergique, parfois même un peu excessif, mais c’est aussi ce qui fait leur charme.
En revanche, ce sont des quartiers bruyants et très fréquentés, clairement peu adaptés à ceux qui recherchent le calme. Cette popularité a aussi un prix : les hébergements y sont souvent plus chers que dans d’autres zones. Un excellent choix pour l’immersion et l’animation, moins pour la tranquillité.
Chez Shanti Travel, nous concevons chaque itinéraire comme une histoire unique. Visiter Tokyo en 3 jours, ce n’est pas cocher des cases, mais créer un premier lien avec le Japon, en douceur et en profondeur.