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Les formalités au Népal : visa et permis de trek
Publié le 24 Septembre 2026
Pour voyager au Népal, deux types de formalités sont à prévoir : le visa d’entrée dans le pays et, selon l’itinéraire choisi, les permis nécessaires pour effectuer un trek. Les conditions ne sont pas identiques pour une simple randonnée dans la vallée de Katmandou, un trek dans l’Everest ou l’Annapurna, ou un itinéraire dans une zone réglementée.
Pour éviter les mauvaises surprises, il est donc préférable de définir son itinéraire avant de préparer les formalités. Le visa touristique se demande indépendamment des permis de trek, tandis que le TIMS et les éventuelles autorisations de trekking dépendent du parcours prévu.
Quel visa pour voyager au Népal ?
Le visa touristique pour le Népal
Les voyageurs français doivent disposer d’un visa pour entrer au Népal. Le visa touristique peut notamment être obtenu à l’arrivée à l’aéroport international Tribhuvan de Katmandou ou auprès d’une représentation diplomatique népalaise avant le départ. Le département de l’Immigration népalais propose actuellement des visas de 15, 30 ou 90 jours, respectivement facturés 30, 50 et 125 dollars américains.
Pour un séjour combinant découverte de Katmandou, visites culturelles et trek, la durée du visa doit être choisie en fonction de la durée totale du voyage, et pas uniquement de celle du trek. Le séjour est comptabilisé à partir de l’entrée au Népal. Un visa touristique peut ensuite être prolongé sur place, dans la limite de 150 jours par année civile.
Vérifier les conditions de visa avant le départ, surtout si le voyage comporte plusieurs entrées ou sorties du territoire. Les règles pouvant évoluer, consultez les informations du département de l’Immigration avant votre voyage.
Quels documents prévoir pour le visa ?
Le passeport utilisé pour voyager au Népal doit avoir une validité d’au moins six mois. France Diplomatie recommande également de conserver une copie ou une version numérique des pages importantes du passeport, du visa et des tampons d’entrée et de sortie.
Pour un visa à l’arrivée, il faut notamment remplir la carte d’arrivée et le formulaire de demande de visa, régler les frais correspondants, puis se présenter au contrôle de l’immigration avec son passeport et les justificatifs demandés. Le Département de l’Immigration conseille de conserver le reçu ou formulaire généré lors de la procédure en ligne.
Conseil pratique : même si vous utilisez une procédure en ligne avant votre arrivée, gardez une copie de vos documents sur votre téléphone et dans vos bagages. Pour un visa à l’arrivée, prévoyez notamment des espèces en dollars américains ou l’équivalent en euros, France Diplomatie recommandant actuellement de se munir de 200 USD ou de leur équivalent en euros.
Quels permis faut-il pour un trek au Népal ?
Le TIMS, une formalité liée à l’itinéraire
Le TIMS, pour Trekkers’ Information Management System, est une carte destinée à enregistrer les informations relatives aux trekkeurs. Depuis 2023, le guide agréé et la carte TIMS sont obligatoires pour les itinéraires de trekking listés par le Nepal Tourism Board et le département de l’Immigration.
La liste officielle comprend notamment plusieurs itinéraires dans les régions de l’Everest, de l’Annapurna, du Langtang, du Manaslu, de Kanchenjunga, du Makalu et du Dolpo. Elle inclut par exemple l’Everest Base Camp, le trek de Gokyo, le circuit des Annapurnas, Mardi Himal, le circuit du Manaslu et plusieurs itinéraires du Langtang.
Le tarif actuellement indiqué par le Nepal Tourism Board est de 2 000 NPR pour les voyageurs originaires de pays non membres de la SAARC et de 1 000 NPR pour les ressortissants de pays membres de la SAARC. La demande est effectuée par l’intermédiaire d’une agence de trekking enregistrée.
Conseil pratique : ne partez pas du principe que tous les treks sont soumis exactement aux mêmes règles. Donnez votre itinéraire complet à votre agence afin qu’elle puisse confirmer les documents nécessaires avant votre départ.
Les droits d’entrée dans les parcs et zones de conservation
Le TIMS n’est pas le seul document susceptible d’être demandé. Certains itinéraires traversent des parcs nationaux ou des zones de conservation et nécessitent alors de payer un droit d’entrée. C’est notamment le cas de la région de l’Everest, située dans le parc national de Sagarmatha, et de la région de l’Annapurna, qui comprend l’Annapurna Conservation Area.
Ces droits d’entrée sont distincts du visa touristique et du TIMS. Selon le trek, plusieurs formalités peuvent donc être nécessaires pour un même voyage : visa d’entrée au Népal, TIMS, droit d’entrée dans une zone protégée et éventuellement permis spécial de trekking.
Vérifier ces obligations avant de réserver définitivement le trek. Demandez à l’agence quels permis sont inclus dans le prix et lesquels doivent être réglés séparément.
Quelles formalités pour les zones réglementées du Népal ?
Le permis spécial de trekking
Certaines régions du Népal sont classées comme zones réglementées, ou Restricted Areas. Pour y effectuer un trek, un permis spécial délivré par le Department of Immigration est nécessaire. Le Nepal Tourism Board précise également que le trek doit rester dans la zone et sur l’itinéraire autorisés par le permis.
Le Haut Mustang fait notamment partie des régions concernées. Certaines zones du Manaslu, du Dolpo, d’Humla ou de Kanchenjunga sont également soumises à des règles particulières. Les conditions et tarifs varient selon la région, la durée du séjour et parfois la période de l’année.
Pour ce type de trek, les démarches sont généralement préparées avec une agence de trekking enregistrée. Il est important de transmettre suffisamment tôt les informations relatives au passeport et à l’itinéraire, car les permis sont liés au parcours prévu.
Peut-on modifier son itinéraire pendant le trek ?
Une modification d’itinéraire n’est pas anodine lorsqu’un trek se déroule dans une zone réglementée. Le Nepal Tourism Board précise qu’un trek effectué en dehors de la zone ou de l’itinéraire indiqué sur le permis constitue une violation de la réglementation. Le permis doit également pouvoir être présenté aux agents de l’immigration ou de la police lors d’un contrôle.
Il est donc préférable de discuter de toute modification avec le guide ou l’agence avant de quitter l’itinéraire prévu. Cette précaution est particulièrement importante pour les treks dans les zones réglementées.
Comment préparer ses formalités avant un trek au Népal ?
La checklist avant le départ
Commencez par vérifier la validité de votre passeport et le type de visa correspondant à la durée totale du voyage. Pour les voyageurs français, le passeport doit avoir une validité d’au moins six mois et un visa touristique est nécessaire pour entrer au [Népal|(https://www.shantitravel.com/fr/guide-voyage-trek-nepal/5-activites-incontournables-nepal#1-trekker-dans-les-himalayas "5 activités incontournables au Népal, dont trekker dans les Himalayas").
Déterminez ensuite précisément votre itinéraire de trek. Cette étape permet d’identifier les éventuels besoins en TIMS et en guide agréé, ainsi que les droits d’entrée dans les parcs ou zones de conservation et les éventuels permis spéciaux pour les zones réglementées. Les formalités ne dépendent donc pas seulement du nombre de jours de marche, mais aussi des régions traversées.
Enfin, rassemblez les documents utiles dans plusieurs formats : passeport, visa, assurance voyage, permis de trek et coordonnées de l’agence ou du guide. Pour un séjour en altitude, vérifiez également que votre assurance couvre les activités prévues et les éventuelles opérations d’assistance ou d’évacuation.
Quand vérifier les règles ?
Les formalités d’entrée et les réglementations concernant les treks peuvent évoluer. Le Department of Immigration et le Nepal Tourism Board constituent les principales références pour vérifier les conditions applicables au moment du voyage. Pour les voyageurs français, France Diplomatie publie également les informations relatives à l’entrée et au séjour au Népal.
Une dernière vérification est particulièrement utile quelques semaines avant le départ, puis juste avant le voyage pour les informations susceptibles d’être modifiées. Pour un trek organisé, l’agence locale peut également confirmer les permis correspondant à l’itinéraire retenu.
Conseil pratique : demandez un récapitulatif écrit des formalités incluses dans votre voyage. Vous pourrez ainsi distinguer clairement le visa, les permis de trek, le TIMS, les droits d’entrée et les éventuels frais supplémentaires.
FAQ - Les formalités au Népal : visa et permis de trek
La réponse dépend de l’itinéraire choisi et des règles qui lui sont applicables. De nombreux itinéraires figurant sur la liste officielle du Nepal Tourism Board nécessitent aujourd’hui un guide de trekking agréé et une carte TIMS délivrée par une agence enregistrée. Il faut donc vérifier les conditions spécifiques du trek avant de prévoir une randonnée indépendante.
Certains secteurs classés comme zones réglementées nécessitent un permis de trekking délivré par le Department of Immigration, notamment l’Upper Mustang, certaines parties du Manaslu, du Dolpo, de l’Humla ou de la région de Kanchenjunga. Les conditions et tarifs varient selon la région, la durée du trek et parfois la saison ; ces formalités sont généralement organisées par une agence de trekking agréée.
Oui, certains itinéraires traversent des parcs nationaux ou des zones de conservation dont l’accès est soumis à un droit d’entrée distinct du visa et du TIMS. Le montant dépend de l’espace protégé et du statut du voyageur ; le Nepal Tourism Board indique par exemple actuellement un droit d’entrée de 3 000 NPR pour les étrangers au Sagarmatha National Park et dans l’Annapurna Conservation Area.
Non, le TIMS et l’accompagnement par un guide de trekking agréé sont obligatoires sur les itinéraires concernés par la réglementation révisée de 2023, notamment plusieurs treks de l’Everest, de l’Annapurna, du Langtang et du Manaslu. Le Nepal Tourism Board recommande donc de vérifier les règles applicables à l’itinéraire choisi avant le départ ; pour les voyageurs non ressortissants d’un pays SAARC, le tarif actuellement indiqué pour le TIMS est de 2 000 NPR.




