Votre expert sur la destination Vietnam
Se déplacer au Vietnam : guide pratique
Publié le 18 Février 2026
Voyager au Vietnam, c’est s’immerger dans une culture intense, des paysages variés… et un système de transport à mille lieues du nôtre ! Avant de vous lancer dans un voyage au Vietnam, il est essentiel de comprendre les spécificités de la mobilité locale. Vous pouvez dès maintenant découvrir nos programmes de voyage au Vietnam pour commencer à rêver ou à organiser votre voyage.
Comprendre la logique (apparente) du chaos
Au Vietnam, la circulation peut sembler très différente des habitudes européennes. Les règles existent, mais leur respect est parfois moins systématique qu’en Europe. Dans les grandes villes, le trafic peut sembler désordonné au premier regard, notamment en raison du nombre très élevé de scooters. Les infractions au code de la route sont toutefois relativement fréquentes, notamment dans les zones très circulées. Observez attentivement la circulation avant de vous engager et évitez les mouvements brusques.
Conseils pratiques pour traverser la rue
- Avancez à un rythme constant, sans gestes brusques, pour laisser les scooters anticiper vos mouvements.
- Établissez un contact visuel avec les conducteurs à l’approche, notamment dans les zones à forte densité.
- Privilégiez les passages piétons et feux signalés, quand ils existent, mais restez sur vos gardes : les conducteurs ne les respectent pas toujours.
- N’hésitez pas à faire un signe de la main pour prévenir de votre passage, surtout en soirée ou dans les rues mal éclairées.
- Traversez, quand vous le pouvez, en suivant un groupe de locaux pour vous fondre dans le flux.
- Gardez votre calme, même si la circulation paraît anarchique. Les Vietnamiens adaptent leur conduite : laissez-les vous éviter.
- Faites preuve de prudence supplémentaire la nuit et dans les quartiers peu éclairés.
Cette anarchie apparente cache un rythme bien rôdé. Le flot avance, constant, comme un courant de rivière. Acceptez-le, respectez-le, et vous serez surpris de voir à quel point les choses se passent bien, même dans les plus grandes villes comme Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville.
Les moyens de transport au Vietnam
Le taxi : pratique et abordable
En ville, le taxi reste l’un des moyens les plus confortables pour se déplacer, surtout quand la chaleur devient écrasante. En ville, les tarifs des taxis varient selon la compagnie, le type de véhicule et la distance. Privilégiez les compagnies reconnues ou les applications officielles afin de connaître le tarif à l’avance.
Conseil pratique : Privilégiez des compagnies fiables comme Mai Linh, Vinasun ou Taxi Group à Hanoï. Les taxis frauduleux, souvent déguisés, peuvent facilement surfacturer les touristes peu attentifs. Certains taxis acceptent les paiements par carte bancaire, mais ce n’est pas la norme. Pensez toujours à avoir du liquide (dong vietnamien) sur vous.
Les mototaxis (xe om) : pour les plus téméraires
Les xe om, motos-taxis omniprésents, sont idéals pour slalomer dans les bouchons. Rapides et économiques, ils demandent tout de même un brin de courage. Casque obligatoire, prix à négocier avant de monter.
Aujourd’hui, vous pouvez aussi commander un xe ôm via des applications mobiles comme Grab, avec un prix affiché à l’avance et sans avoir à négocier.
Le bus : économique et bien développé
Le réseau de bus au Vietnam est vaste, économique et en pleine modernisation. Dans les grandes villes, le trajet urbain varie selon la distance (généralement autour de 7 000 à 8 000 VND pour un itinéraire classique à Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville). Le paiement dépend du réseau : prévoyez toutefois de petites coupures si vous devez payer en espèces.
Dans les grandes villes, plusieurs applications permettent de rechercher les itinéraires et les horaires des bus qui facilitent la planification des trajets via la géolocalisation et l’affichage des itinéraires et horaires en temps réel.
Les bus interurbains et bus de nuit, très populaires pour couvrir de longues distances à moindre coût (de 200 000 à 600 000 VND selon la distance), sont généralement climatisés et confortables, souvent équipés de couchettes pour les trajets nocturnes.
Conseils pratiques :
- Préparez la monnaie exacte
- Renseignez-vous à l’avance sur les horaires, la ponctualité peut varier
Les bus couchettes sont une solution pratique et économique pour certains longs trajets, notamment entre Hanoï, Ninh Binh, Hué, Đà Nẵng ou Sapa.
Scooter et vélo : liberté sous conditions
Le scooter est roi au Vietnam. La conduite d’un scooter ou d’une moto au Vietnam nécessite un permis adapté à la cylindrée du véhicule. Selon votre pays d’origine, un permis de conduire international conforme à la Convention de Vienne de 1968, accompagné de votre permis national, peut être reconnu. Vérifiez les conditions applicables à votre nationalité avant de louer un deux-roues.
Conduire sans permis valide vous expose à une absence d’assurance en cas d’accident, à des risques de poursuite ou d’amende : louez donc uniquement si vous êtes en règle et parfaitement à l’aise avec la circulation locale. De nombreuses agences et hôtels proposent la location.
Le vélo, quant à lui, est parfait à Hôi An, Tam Coc ou dans le delta du Mékong, où la circulation est plus douce. Idéal pour observer la vie locale au rythme des pédales. Découvrez notre programme Le Vietnam à vélo pour des idées d'itinéraires.
Voiture avec chauffeur : confort et sécurité
Louer une voiture avec chauffeur est la meilleure option pour les longs trajets ou si vous souhaitez visiter en toute sérénité. Ce service est très courant et accessible, notamment dans le cadre de voyages sur mesure au Vietnam.
C’est aussi une solution idéale pour les familles ou les voyages intergénérationnels, notamment en voyage au Vietnam en famille, car elle combine sécurité, confort et flexibilité. Le chauffeur local vous fait également profiter d’astuces et d’arrêts hors des sentiers battus, précieux pour une découverte authentique.
Le train : lent mais charmant
Le train vietnamien offre une belle alternative si vous avez du temps et envie de contempler les paysages. Sur la ligne Nord-Sud, plusieurs trains de la série SE relient Hanoï à Hô Chi Minh-Ville, avec différentes catégories de sièges et de couchettes.
Pour réserver :
- Utilisez les plateformes en ligne, notamment Baolau, pour consulter les horaires, choisir sa catégorie de siège ou de couchette et recevoir un billet électronique.
- Les réservations directement aux guichets sont possibles, mais la disponibilité des sièges/cabines et la barrière de la langue peuvent rendre l’expérience moins fluide.
- Réservez à l’avance, particulièrement pendant les périodes de forte affluence et les fêtes nationales.
Plusieurs classes sont disponibles :
- Siège rigide (économique, basique)
- Siège souple (plus confortable)
- Couchettes en cabine climatisée, généralement de 4 ou 6 couchettes selon le train
Le train constitue généralement une option confortable pour les longs trajets, même si les temps de parcours sont plus longs que ceux de l’avion et que des retards peuvent survenir. Depuis 2024, SJourney propose une expérience ferroviaire haut de gamme consacrée au patrimoine vietnamien.
Le train de nuit vers Sapa est aussi très populaire. Explorez notre programme Le Vietnam en train pour en savoir plus.
Les paysages que l’on traverse en train sont spectaculaires, et l’ambiance à bord permet de belles rencontres avec les locaux.
L’avion : le plus rapide
Pour relier les extrémités du pays, l’avion reste le plus efficace, répondant à la croissance rapide du tourisme. Les principales compagnies desservant les liaisons intérieures comprennent notamment Vietnam Airlines, VietJet Air et Bamboo Airways. Des retards ou modifications d’horaires peuvent survenir, notamment lors des périodes de forte affluence ou en cas de conditions météorologiques défavorables.
Côté pratique :
- Bagages cabine : les limites varient selon la compagnie et le tarif. Vérifiez les conditions avant d’acheter votre billet, notamment chez les compagnies low-cost.
- Retards fréquents en période de pointe ou de mousson (saison des pluies selon la région). Préférez les vols matinaux ou en début d’après-midi.
- Pensez à arriver en avance à l’aéroport pendant les fêtes ou en haute saison pour anticiper files d’attente et contrôles.
Pour ceux qui veulent explorer le nord et le sud du Vietnam en un seul séjour, c’est l’option à privilégier. Vous pouvez par exemple combiner un circuit dans le Nord du Vietnam avec quelques jours dans le Sud Vietnam, du Mékong à Phu Quoc.
Le bateau : incontournable sur l’eau
Difficile de visiter la baie d’Halong, Ninh Bình ou le delta du Mékong sans embarquer ! Parmi les principales expériences accessibles aux voyageurs :
- Promenade en barque à Ninh Bình (Trang An, Tam Coc) : les tarifs varient selon le site et l’itinéraire. Les excursions durent généralement plusieurs heures et se font en barque partagée.
- Croisière en jonque traditionnelle dans la baie d’Halong : 1 jour, 2 jours/1 nuit ou 3 jours/2 nuits. Activités variées (kayak, Tai Chi…), avec des prestations qui varient selon la compagnie et la catégorie choisie.. Tarifs très variables, d’une centaine à plusieurs centaines d’euros selon durée et standing. Réservation recommandée en ligne ou agences.
- Excursion sur le delta du Mékong : balade sur barques ou petits bateaux typiques à la journée pour explorer marchés flottants et villages. Réservation sur place, facile à organiser via une agence ou votre hôtel.
- Ferry rapide vers Côn Đảo : des liaisons maritimes permettent de rejoindre l’archipel depuis Hô Chi Minh-Ville.
Chaque expérience fluviale met à l’honneur la diversité vietnamienne : nature karstique spectaculaire, ambiance insulaire, vie rurale au fil de l’eau.
En conclusion : choisissez votre style de voyage
Se déplacer au Vietnam, c’est avant tout une question de rythme et de préférences personnelles. Que vous soyez adepte de la liberté d’un scooter, de la sécurité d’une voiture avec chauffeur, ou du charme d’un train de nuit, il existe une solution adaptée à chaque profil de voyageur.
Vous pouvez même combiner plusieurs moyens de transport dans un itinéraire optimisé, entre découvertes culturelles, nature verdoyante, rencontres humaines et moments de bien-être.
Se déplacer au Vietnam : guide pratique
La conduite d’un scooter au Vietnam nécessite un permis correspondant à la catégorie du véhicule, et les conditions de reconnaissance dépendent notamment du pays qui a délivré le permis. Pour les voyageurs britanniques, par exemple, les autorités indiquent qu’un permis de conduire international conforme à la Convention de Vienne de 1968 doit être présenté avec le permis national pour conduire une voiture ou une moto au Vietnam. Conduire sans permis valide peut également compromettre la couverture d’assurance en cas d’accident.
Pour relier rapidement le nord et le sud du Vietnam, l’avion est généralement le moyen le plus rapide, tandis que le train et les bus couchettes permettent de voyager plus lentement tout en limitant certains déplacements aériens. Le choix dépend notamment du temps disponible, du confort recherché et de l’itinéraire. Les horaires et les tarifs variant selon les compagnies et les périodes, il est préférable de les vérifier au moment de la réservation.
Les trains vietnamiens sont adaptés aux longs trajets et proposent différentes catégories de sièges et de couchettes, notamment sur la ligne Nord-Sud entre Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. Vietnam Railways propose actuellement la consultation des horaires et l’achat de billets en ligne, y compris avec des moyens de paiement internationaux.
Dans les grandes villes vietnamiennes, les voyageurs peuvent combiner taxis, applications de réservation de voitures ou de motos, bus et marche selon la distance et la circulation. Grab reste présent sur le marché vietnamien, tandis que Gojek a cessé ses activités dans le pays en septembre 2024. Les conditions et tarifs des transports urbains évoluant régulièrement, il est préférable de vérifier les informations au moment du voyage.




